Comment faire face aux bouleversements environnementaux et sociaux

L’article suivant a été rédigé par David Sorin à l’occasion de la Fête des possibles 2019, organisée à Draveil.

Parmi les perturbations qui nous agitent, l’attachement (ou avidité) joue un rôle particulier. Notre attachement nous conduit à désirer ce que nous n’avons pas : une relation privilégiée avec une personne, un objet que nous convoitons, une situation avantageuse…
Lorsque nous ne l’obtenons pas, nous sommes frustrés et malheureux. Et lorsque nous l’obtenons, nous sommes rapidement déçus et nous souhaitons alors obtenir autre chose.
Ainsi, nous donnons à quelque chose d’extérieur le pouvoir de nous rendre heureux.
Pourtant, nous savons tous qu’il est tout à fait possible d’être profondément malheureux en étant entouré de richesses et de personnes merveilleuses dans un environnement magnifique.
Observons la réalité avec lucidité : notre bonheur dépend bien davantage d’un esprit en paix que des objets ou des personnes qui nous entourent. Le bonheur est avant tout un état d’esprit qui se trouve à l’intérieur de nous-même, et non pas à l’extérieur
La société de consommation joue sur cette avidité compulsive de l’esprit pour nous vendre, à un coût écologique exorbitant, une multitude d’objets censés nous rendre heureux. Poursuivre la lecture de « Comment faire face aux bouleversements environnementaux et sociaux »

La culpabilité

Le sentiment de culpabilité est fréquemment décrit comme « un malaise profond qui ronge de l’intérieur » ou « une tristesse accompagnée d’une dépréciation de soi » ou encore « des idées sombres qui tournent en boucle ». J’ai souvent été questionné sur le sujet lors de cours ou de retraites, mais il n’est pas simple d’apporter une réponse claire et simple à un ensemble d’émotions perturbatrices aussi complexe, d’autant plus qu’il y a fréquemment confusion entre honte et culpabilité, deux sentiments fréquemment associés. J’ai donc choisi d’écrire cet article en m’inspirant en grande partie des enseignements bouddhistes.

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Le bonheur, un état d’esprit ?

Lorsque j’enseigne que le bonheur est un état d’esprit, je vois souvent une mine sceptique ou incrédule chez certains étudiants, et c’est bien normal. Cette notion peut-être comprise comme une injonction ou une croyance à laquelle je proposerais d’adhérer. Un peu comme si je lançais « Vous réussirez si vous le voulez vraiment ! ». Le scepticisme serait tout à fait justifié car cette injonction ne tiendrait pas compte de nombreux facteurs comme les capacités de la personne au regard du projet, les circonstances extérieures, etc.

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Émotions

Que faire de nos peurs, de nos angoisses, de nos colères, de notre tristesse ou de nos chagrins ? Cette question est au centre des préoccupations de la plupart des étudiants en méditation que je reçois. Ces émotions, et beaucoup d’autres, nous envahissent bien malgré nous. Elles nous font souffrir et nous ne savons pas nous en dépêtrer. Poursuivre la lecture de « Émotions »

L’émerveillement

Non, méditer ne rime pas forcément avec austérité, rigueur, sérieux, gravité, et surtout pas avec enfermement ou isolement.

Lorsqu’un méditant choisi de s’isoler pour un temps de retraite ou lorsqu’il choisi de consacrer sa vie à la pratique méditative, il tire avantage de s’abandonner à l’élan joyeux d’un effort léger, souriant. Un effort léger, libérateur, fait de ce bel abandon prometteur des états d’esprit qui l’emprisonnent. Il se relie aux autres en méditation de différentes manières, il se relie aux éléments, il ne s’isole qu’en apparence. Or cette relation secrète est profondément joyeuse et légère.

C’est l’égo qui se prend au sérieux, comment pourrait-il en être autrement ? C’est l’auto-préoccupation qui rend triste, morne, grave et quand bien même il s’agirait d’être préoccupé par la bonne marche de son propre cheminement méditatif, cela resterait toujours une vision auto-centrée.

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Zone d’effort

En méditation appliquée nous sommes fréquemment amené à sortir de notre « zone de confort » pour entrer dans notre « zone d’effort ». Lorsque nous parvenons, au fil des méditations, à réaliser ce mouvement intérieur, nous nous offrons de l’amplitude, de l’espace de bien-être intérieur, en toute lucidité.

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Se préparer à méditer

D’après mon expérience personnelle, une bonne préparation à la méditation formelle en améliore grandement la qualité.

Lorsque j’ai commencé à enseigner la méditation, je n’ai pas beaucoup insisté sur ce point, et puis un jour, je me suis aperçu que je passais presque autant de temps à me préparer qu’à méditer. Il était temps de travailler la question et de transmettre…

En méditation laïque, il existe autant de façons de se préparer que de méditants. Il est difficile, voir hasardeux de tenter la formalisation. Quelques conseils semblent tout de même bénéfiques:

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La régularité en méditation

En méditation la régularité est essentielle. Méditer au moins une fois par jour, ne serais-ce que 10 minutes peut apporter de grands bienfaits. La méditation fonctionne par familiarisation. Au fil des jours, méditation après méditation, imperceptiblement, nous nous familiarisons avec cette paix intérieure toujours présente en notre esprit. Petit à petit nous l’apprécions, elle s’instille dans notre vie et éventuellement nous nous identifions à elle.

Pourquoi certains d’entre nous ont-ils tant de difficulté à être régulier dans leur pratique ?

Cela peut tenir à plusieurs facteurs dont voici quelques un: Poursuivre la lecture de « La régularité en méditation »

Le chemin

Dès les premiers cours de méditation nous abordons la question du sens. Nous explorons nos motivations brutes, nos aspirations profondes et le sens que chacun d’entre nous souhaite donner à son cheminement méditatif. Par la suite, et tout au long du cursus, nous considérons ces aspects essentiels sous différents angles. Nous les travaillons puis nous nous forgeons une motivation puissante, basée sur l’amour, en cohérence avec nos aspirations profondes. C’est cette motivation, dans notre cœur, qui nous portera chaque jour à la méditation.

Dans le même temps nous vivons l’expérience d’être sans attente lors de nos méditations. Nous nous contentons de nous poser sans attente. Nous nous contentons signifie que nous nous satisfaisons d’accueillir ce qui se présente. Dans cette posture très douce et pacifique d’ouverture et d’accueil il y a déjà contentement.

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